Le nez dans la Flore...



 L'amanite tue-mouche, un joli champignon de nos forêts... à ne surtout pas mettre dans son omelette!

La Nature* a toujours fait partie de mon existence, mieux, elle n’a jamais cessé de me guider, de me soutenir, ou encore de m’inspirer… et ce, bon gré mal gré, dans la joie comme dans la peine.

Tous ses aspects m’intéressent, m’interpellent, suscitent en moi passion et amour sans borne.  Ceci dit, force m’est de reconnaître que j’affectionne tout particulièrement sa part végétale, et que je retourne systématiquement, et à chaque fois plus intimement, vers le règne « vert »…

Dans tous les recoins de ma vie, dans quelque direction que je regarde, Flore (parce que faune et flore, tout simplement) est toujours là, elle a l’art et la manière de s’adapter, de prendre la forme ad hoc pour investir (et servir !) idéalement chacune de mes préoccupations, chacune de mes activités, chacun de mes lieux de vie…

Dans mon univers, on la trouve séchée en bocal, fraîche en pot (le jour où j’aurai un jardin et non plus seulement un balcon, on reparlera de la pleine terre…), ou encore pendue en bouquet, elle prend le plus grand espace dans ma bibliothèque, elle parfume mon intérieur comme ma cuisine, elle compose mes préparations galéniques et cosmétiques, elle hante mes rêves et m’apporte solution et réponse lorsque je m’interroge ou tourne en rond en quête de solution à l’un ou l’autre problème, elle me soigne, me nourrit, me secoue…

Mon approche de la Flore est multiple, en voici quelques exemples :

Le naturalisme

Ou dit autrement, les sciences naturelles, et plus particulièrement la botanique, la mycologie et la géologie.  J’ai suivi la première année de formation des Cercles Naturalistes de Belgique, agrémenté de multiples stages dans le domaine, et participé à de nombreuses sorties naturalistes, ceci juste avant de m’expatrier en Haute-Savoie.  Je continue donc à me former en autodidacte, au gré de mes lectures et rencontres…

L’herboristerie

J’en parle ici, mon « amour herboriste » doit être presque aussi vieux que moi… Je ne vais me répéter, il suffira de dire que, ne pouvant légalement officier en tant qu’herboriste, s’en ait suivie une grosse colère, et ne pouvant m’offrir de formation qualifiante, s’en ai suivi une grosse frustration, rapidement remplacée par un puissant sentiment de révolte … ce qui a finalement on ne peut mieux nourrit une détermination farouche à me former en autodidacte, encore une fois !  Et à vrai dire, je n’ai plus aucune raison de rougir à côté d’un herboriste diplômé…

La cosmétique « maison »

Ma passion dévorante pour la galénique et les préparations herboristes tel qu’onguents, teintures alcooliques, et autres vins médicinaux, m’a tout naturellement mené à m’intéresser à la cosmétique home-made, étant totalement allergique, au propre comme au figuré, à ce que l’on trouve dans le commerce. Depuis plusieurs années, les petits pots ornant le bord de ma baignoire et de mon évier ne contiennent plus que mes propres triturations, et je ne me prive pas de piocher dans mon frigo après tel ou tel ingrédient « de soin » !

La cuisine dont sauvage

Je rajoute « dont », car ma cuisine ne se fait pas qu’avec les plantes sauvages (récoltées soi-même), mais également beaucoup avec celles que je me procure en herboristerie et au supermarché (ou pas super, aussi…). Au supermarché ?  Ben oui, fruits, légumes et céréales sont des plantes ! Et si, à l’époque, je rechignais à « perdre mon temps » à cuisiner, je vis à présent cette activité comme une possibilité de plus pour être en contact et communiquer avec ma chère Flore, tout autant qu’avec les autres règnes naturels !

La vie dite sauvage

Rien ne me plait plus que de me retrouver en pleine nature, quelle que soit la forme qu’elle prend, même si je garde tout de même une petite préférence pour la forêt. Et par extension, j’ai l’esprit orienté « bushcraft », c’est-à-dire l’art de pouvoir vivre (en forêt par exemple) avec ce que la nature met à notre disposition afin de se construire un abri, de faire du feu, de se nourrir, etc. Bref, être autonome en apprenant à connaître et aimer la Nature pour ce qu’elle est vraiment ! Pour plus de détails, voyez ici...

La Spagyrie

Celui qu’on appelle aussi « alchimie des plantes » est l’Art qui dans ma vie gouverne tous ceux que j’ai pu citer ici (et d’autres encore), autour duquel tout gravite, car il nourrit ma Sorcellerie comme celle-ci le nourrit (pour ne pas dire qu’il s’agit d’une seule et même chose !). Autrement dit, toute une histoire de vie… Mais pour éviter les redites, je vous invite à consulter cet article afin de poursuivre sur le thème…

Le monde des senteurs

Aaah, l’univers des odeurs, des senteurs, des parfums (issus de la flore mais pas que)… Je peux véritablement dire que toute mon existence a été et est toujours guidée par mon nez (on comprend mieux le titre de cet article à présent, n’est-ce-pas ?), des cinq sens celui qui m’est probablement le plus viscéral! Avec ça, on ne s’étonnera pas que « le Parfum » de Patrick Süskind reste mon roman de chevet (qui a d’ailleurs été admirablement adapté au cinéma). Je ne peux que vous inviter à le découvrir, si ce n’est déjà fait… on aime ou on déteste, mais dans tous les cas, il ne laisse personne indifférent ! Tout comme le monde des senteurs…

De Lamiis et Phitonicis Mulieribus, Ulrich Molitor 1493

* J’écris Nature avec une majuscule afin de désigner d’une part celle dont tout ce qui existe fait partie, minéral comme végétal, bête comme homme, d’autre part ses forces et manifestations, telles que la pluie et les orages, les tremblement de terre et la force de gravité, le vent dans les arbres… Je réserve à contrario la minuscule pour parler de la nature d’un être vivant (sa personnalité profonde, son caractère réel) ou d’un objet (ses caractéristiques, sa raison d’être).

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