lundi 7 avril 2014

Les modes alimentaires - Partie 1 : l'intolérable génocide

Pour l'amour de notre Mère... (photo de Yann Athus Bertrand)


Suite à la récente conférence donnée par Gilles Lartigot à Genève, à laquelle j’ai eu le plaisir d’assister, et à l’excellent court-métrage »Le Jugement », réalisé fin 2013 par Maxime « MagiCJacK » Ginolin (voir la vidéo en fin d'article), je reviens sur le thème des modes alimentaires de l’humain.

Alors non, contrairement à ce que beaucoup s’imaginent, je ne suis pas végétarienne, ni végétalienne. Je ne consomme certes pas beaucoup de viande, mais je l’apprécie, et que peu de laitages, principalement en raison d’une intolérance au lactose bovin. En résumé, si je mange en effet un peu de tout, souvent plus par plaisir que par nécessité, c'est toujours en portant une attention particulière à rester en adéquation avec mon éthique personnelle et mon amour inconditionnel pour la nature, ce qui ne peut qu'amener, avec un minimum de rigueur et d'observation, à l'alimentation consciente !


Voilà qui est dit... passons à la suite...

Comme l’explique très bien Gilles Lartigot, l’humain est de type herbivore, en regard de sa dentition et de la mobilité de sa mâchoire. Avec le temps, il a appris à chasser et à utiliser le feu pour cuire sa viande, à élever certains animaux et, entre autre, consommer des denrées alimentaires issues de ceux-ci, tels que le lait et les œufs.

La nature est adaptabilité, et l’humain en faisant intégralement partie (ce qu’il a parfois tendance à oublier), il s’adapte lui aussi pour évoluer et survivre. Ainsi, d’herbivore se nourrissant de céréales, fruits, légumes et autres végétaux, il est devenu omnivore, ajoutant à son régime alimentaire le carné, les laitages, etc.

Jusque-là, rien d’exceptionnel. Les écologistes le savent (je ne parle pas des politiciens, mais des scientifiques naturalistes), la chaîne alimentaire est représentée sous forme de pyramide constituée de différents niveaux trophiques :



  • A la base de la pyramide, les producteurs, c’est-à-dire les végétaux chlorophylliens par essence autotrophes.
  • Ensuite, les consommateurs primaires que sont les animaux phytophages (« mangeurs de plantes »), se nourrissant des producteurs. Ils sont hétérotrophes, comme les niveaux suivants.
  • Puis les consommateurs secondaires que sont les carnivores et omnivores, se nourrissant des deux niveaux précédents.
  • Et enfin, à la pointe de la pyramide, les consommateurs tertiaires que sont les super-prédateurs, se nourrissant des trois niveaux précédents.


Il y a lieu également de citer les décomposeurs, ou saprophages, et les minéralisateurs, qui ne sont pas un niveau de la pyramide en tant que tel, mais participant au « recyclage » de toute matière (anciennement) vivante : ce sont les champignons, les bactéries et autres micro-organismes.

L’humain peut faire partie des consommateurs primaires, secondaires ou tertiaires selon son mode alimentaire, rien de plus naturel que ça. Bref, le mode alimentaire n’est pas un problème en lui-même, là où le bas blesse, c’est la manière dont l’humain acquière sa nourriture et traite ceux à qui il doit sa subsistance…

Je ne vais pas m’étaler sur ce point, nul, au jour d'aujourd’hui, ne peut décemment ignorer l’horreur de cet état des choses.

Je comprends le végétarien qui refuse toute alimentation carnée en raison du calvaire infligé aux animaux. Je comprends même qu’il puisse le prôner haut et fort. Mais je ne le cautionne pas si son discours s’arrête là. Je m’explique :

Tout comme l’humain, l’animal est un être conscient et sensible. Et tout comme l’humain et l’animal, le végétal est un être conscient et sensible, et ce même si il ne semble pas bouger et rester silencieux !

Les amateurs des plantes n’ignorent pas que celles-ci s’épanouiront mieux si, en outre des soins nécessaires, on les entourent d’attention et on les traitent avec amour. Ceux qui pratiquent la méditation et la spagyrie authentique auront pu constater que les plantes ne sont pas aussi silencieuses que cela. Et pour ce qui est de leur faculté de ressentir, je vous invite à relire cet article

Défendre la cause animale, oui, je suis à 100% d’accord, et j’y participe plus qu’à mon tour. Mais ce serait bien également que l’on en fasse autant pour la cause végétale ! Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, lorsque je me promène dans la nature et tombe sur une « clairière » jonchée d’arbres tronçonnés, lorsque je passe entre des rangées de platanes amputés, ou à côté de champs de céréales étouffés de pesticides, que je vois certains arracher rageusement les simples en bordure de leurs plantations bien carrées… les larmes me montent aux yeux, mon cœur se déchire et ma rage gronde autant qu’aux abords d’un abattoir !!

Mon attitude ne sera jamais le boycott pur et simple de la viande en règle générale, mais bien celui de l’industrie agro-alimentaire, qui touche aussi bien l’animal que le végétal. Par contre, elle sera toujours un retour à une alimentation consciente, qui cultive un profond respect et amour pour le vivant. C’est aussi ce que j’enseigne.

Dans le prochain article, je vous parlerai donc de cette fameuse alimentation consciente…



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