samedi 15 février 2014

Draugr et autres fantômes



Draugr signifie, en ancien norrois, « revenant », « mauvais esprit » ou encore « mal-mort ». Voyons ce qu’en disent, en synthèse, « le dictionnaire de mythologie germanique » de Claude Lecouteux et le « dictionnaire de mythologie et de symbolique nordique et germanique » de Robert-Jacques Thibaud:



  • Le double ou alter ego physique du mort continue à vivre dans la tombe et le quitte s'il est, pour une raison ou une autre, mécontent de son sort. Il provoquera alors mille malheurs.
  • Pour s'en défaire, il faut brûler le corps physique du mort et parfois immerger les cendres dans la mer (ou similaire) ou dans le sol.
  • On a trouvé dans les tombes des cadavres mutilés, ligotés et la tête décapitée à leurs pieds afin d'éviter qu'ils ne reviennent hanter les vivants.
  • Le revenant peut se fondre dans le sol et y disparaître.
  • Si le revenant a été blessé, on retrouve les mêmes marques sur le corps physique du mort lorsqu'on l'exhume.
  • En allemand, les revenants se disent « Gongers », ce qui signifie « celui qui va ». Ils hantent le monde des vivants s'ils n'arrivent pas à reposer en paix parce que n'ayant pas accompli ce qu'ils voulaient : déplacer un objet, réparer un méfait etc. Il ne faut pas leur serrer la main car sinon celle-ci se consume et se détache du bras. Les noyés font partie des Gongers et se manifestent à leurs descendants.
  • Le « mal-mort » revient hanter ses anciens compagnons si le rituel du banquet (erfi) n'a pas été respecté, rite destiné à libérer le défunt et à attribuer légalement l'ensemble de ses biens à ses héritiers. 


Dans les articles qui suivront, je vous proposerai une interprétation occulte de tous ces symboles et certaines pratiques magiques qui en découlent. Cela n'est certes pas expliqué dans les livres car, soit les textes sont codés pour n'être compris que par les seuls initiés, soit ils sont écrits par des auteurs ignorant tout de la Sorcellerie. De ce fait, les informations indiquées dans les divers traités et dictionnaires (à l'instar des grimoires) restent pour la majorité des lecteurs inutilisables (car cryptés ou ineptes) et deviennent des superstitions très bien entretenues, nourrissant ce que l'on pourrait nommer un « égrégore collectif ».


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