jeudi 30 mai 2013

De la Démonologie...



La Démonologie, un des Arts de la Sorcellerie… qui comme elle, est complètement galvaudé, soumis à superstitions et tabous, bref, compris de travers !  Un petit dépoussiérage s’impose…

La vie met à notre disposition quantité d'outils pour nous permettre d'évoluer toujours davantage, et l'un d'entre-eux, probablement le plus redouté, est la souffrance. Tout le monde souffre, a souffert et souffrira probablement à nouveau, d'une manière ou d'une autre, rien ne sert de jouer les "grandes dames outrées" ou de faire l'autruche! Et cela est d'autant plus vrai si l'on veut se lancer sur la voie de la Sorcellerie...

Un tel outil recelant un grand potentiel, facile d'accès car chacun l'a, bien malgré lui, à sa disposition (car oui, je ne parle pas ici de provoquer délibérément la souffrance, mais d'utiliser celle qui nous tombe dessus sans crier gare), sera, en matière de Démonologie, très utile, voyons plutôt...

Il y a trois ans environ, j'ai été victime d'un pneumothorax grave, ce qui m'a valu deux semaines d'hospitalisation avec passage sur le billard et drains consécutifs insérés dans la cage thoracique. Autant dire que ma souffrance physique a été au delà de tout ce que j'avais déjà vécu (pourtant de ce côté, j'ai roulé ma bosse!). De plus, vu les quantités astronomiques de morphine que j'ai reçu, les opérations chirurgicales et leur cortège de douleurs corporelles, j'ai pu connaître la joie de la dépression post-traumatique, cette fois sur un niveau davantage psychique. Quel "intérêt" à tout ceci en Sorcellerie? La souffrance physique et morale que l'on ressent dans ces moments est pour ainsi dire comparable à un grand garde-manger attirant démons de toutes sortes... et prendre conscience de cela constitue déjà un premier intérêt.

Démons? Non, je ne parle pas d'un hypothétique diablotin cornu entouré de flammes, ni d'un monstrueux "grand oeil"... quoique... Car en effet, les démons dont il s'agit ici ne sont nuls autres que ceux qui nous habitent, ce sont NOS démons : nos peurs, nos faiblesses, nos pulsions refoulées et imaîtrisées... voilà des démons bien plus néfastes qu'on ne l'imagine, des ténèbres extrêmement dangereuses car des plus pernicieuses. En d'autres termes, le "méchant" à combattre n'est autre que cette fameuse face sombre que l'on tente tant bien que mal de dévoiler au grand jour lorsque l’on se lance dans  l’aventure de l’introspection active…

Ça, c’est le BA ba de la Démonologie, la pure et dure… mais revenons à nos moutons, enfin, nos démons…

Ci-dessus, j'explique donc brièvement pourquoi la souffrance alimente littéralement notre partie démoniaque, cette part de soi que l'on connaît, soyons honnêtes, finalement assez peu, voire que l’on refoule bien souvent. Pas question de l'annihiler, inutile et ridicule : vais-je me couper la main faible parce je n'arrive pas à cogner aussi fort dans le sac de frappe qu'avec ma main forte? Non évidemment, je vais encore davantage la travailler pour en accroître ma maîtrise et donc la rendre plus forte, plus dure, plus rapide. De même, ma partie démoniaque, je vais la travailler au corps, l'assujettir à ma volonté pour finalement en faire un outil d'évolution des plus incissifs.

Le second intérêt de la souffrance en Sorcellerie, c'est qu'elle est d'une grande puissance énergétique, ce qui en fait un outil occulte précieux. En résumé, lorsque la douleur (psychique et/ou physique, ça fonctionne quelque soit sa nature) est présente, il s’agit de plonger en elle, de l'accueillir, de la faire sienne (pas intellectuellement, mais viscéralement)... et de l'utiliser comme force occulte pour prendre d'une part la maîtrise sur elle (nos fameux démons), d'autre part pour mener à bien divers travaux.

Mon intention n'est évidemment pas de décrire ici une telle pratique - les intéressés peuvent se plonger sans restriction dans le premier ouvrage de Franz Bardon, « Le chemin de la vraie initiation magique », ou pour les connaisseurs, le CVIM (essayez de trouver la première version, celle de Fleury, à une époque on la trouvait en téléchargement gratuit sur internet…), qui donne tout l'enseignement nécessaire pour y parvenir - mais simplement de témoigner de l'une de mes pratiques sorcières : l'utilisation de la souffrance tant physique que psychique à fin occulte (y compris et avant tout pour l'évolution personnelle).

Pour cet article, ce sera en musique… Pourquoi ? Car celle-ci est très présente dans ma vie, et qu’elle est un magnifique support d'exaltation, permettant de libérer facilement et fortement les charges émotionnelles (ici orientées vers la souffrance et la douleur) propres à mener à bien, si convenablement utilisées, les travaux occultes du pratiquant. Bien entendu, celui-ci est censé y parvenir à terme sans aucun support, nous sommes bien d'accord, mais cela ne signifie pas qu'il faille les bannir pour autant. Question de travailler à atteindre une maîtrise certaine avec et sans aide extérieure au lieu d'être assujetti à l'utilisation d'outils quels qu’ils soient.

Je partage avec vous une chanson d'IAMX, groupe que j'apprécie énormément pour leurs réalisations musicales. Elles ont une claire tendance à l'ambiance chaotique et "dépressive", un style quelque peu gothique diront certains (très loin de me déplaire!), ce qui convient à mon sens parfaitement pour des pratiques sorcières axées sur la souffrance (bien sûr, d'autres conviendront également, selon les goûts musicaux personnels de chacun).

Je n'ai pas non plus l'intention d'expliquer ici ce que m'évoque cette chanson, ni le pourquoi de ce choix, et encore moins ma façon de procéder pratiquement à mon travail occulte (j'en ai mis assez plus haut, l'intéressé ne se privera pas de se replonger dans son CVIM pour aller plus loin!), cela m'est personnel et sans intérêt pour un autre que moi-même. Toutefois, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que "I am terrified" remplit ici parfaitement son rôle, il suffit simplement d'écouter... :



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