samedi 15 décembre 2012

Médecine naturelle vs médecine synthétique ?



La médecine que j’appelle synthétique est celle qui regroupe l’allopathie et toute médecine dite chimique (ce qui à mon sens est inadéquat, vu que la nature en fait tout le temps, de la chimie !). Est-elle si éloignée que ça de la nature ? Pas tellement finalement, elle est issue de l’observation de la nature par l’homme, qui a ensuite tenté de copier et de synthétiser les molécules naturelles agissantes pour les recréer artificiellement au sein des médicaments que l’on trouve désormais dans toute pharmacie. 

Le gros problème avec cette médecine là réside selon moi en deux points principaux (ce qui ne signifie pas qu’il y en ait pas d’autres) : 


1.     Ce qui fait l'efficacité d'un remède, c’est justement l’union d’une foule de molécules interagissant entre-elles. Le fait de les isoler toujours davantage ne peut que créer des déséquilibres. Ce qui est vrai également en médecine naturelle d’ailleurs, j’y reviendrai. 


2.     La majorité des êtres humains, et là je jette un pavé dans la mare (c’est pas le premier, ce ne sera pas le dernier, Sorcière oblige !), tremblent à l’idée de souffrir et refusent, pour diverses raisons, de se prendre véritablement en main. Ce qui n’est nullement un jugement de ma part, simplement une constatation après tant d’années d’observation. Résultat ? On se gave de médicaments, de beaucoup de médicaments, pour tout et n’importe quoi, quitte à jeter le bébé avec l’eau du bain… 

Pour encore m’appesantir sur ce dernier point, le milieu dans lequel je travaille collabore étroitement avec le milieu médical, et la dépendance dans laquelle la plupart des gens se vautrent me donne la nausée… Maintenant, on va chez le médecin pour un p’tit rhume, et on demande un arrêt de travail pour la semaine… Bref… 


Ceci-dit, loin de moi l’intention de dénigrer l’allopathie (et encore moins la médecine moderne, surtout ne lui tournez pas le dos, elle peut vous sauver la vie si elle est bien utilisée! Mais non, ce n’est pas contradictoire… du moins pas toujours…), contrairement à ce que l’on pourrait peut-être croire. J’en utilise même parfois, et il s’agit plus précisément des antidouleurs que sont l’ibuprofène et le paracétamol. Par peur de souffrir ? Que nenni ! La souffrance physique, je connais bien, elle est permanente chez moi, ne fut ce que (mais pas seulement) parce que je suis fortement migraineuse depuis la fin de l’adolescence. Toujours latente (en cet instant, alors que je vous écris, elle est là, cette satanée migraine) je ne connais pas un jour de répit, et lorsque le mal éclate exagérément, il me faut recourir aux « p’tits cachets » si je veux pouvoir aller bosser, ou simplement ouvrir les yeux et faire quelques pas… 

Pour la petite parenthèse, je cherche évidemment des moyens naturels pour les remplacer, ces cachets, mais je n’ai encore malheureusement rien trouvé qui agisse dans l’heure (sachant que même le synthétique ne fait parfois aucun effet). Si vous avez des pistes en phyto ou aroma, je connais déjà pas mal de choses mais certainement pas tout non plus, n’hésitez pas à m’en faire part, sachant que je ne cherche pas à éradiquer définitivement le mal (et oui, c’est un outil d'évolution comme un autre, et j'ai choisi de l'utiliser), mais à le mettre en sourdine lorsqu’il gueule vraiment trop fort et qu’il faut absolument que je bosse… 

Et les médecines naturelles ? Ma grande favorite est la phytothérapie, car elle est l’utilisation la plus « pure » du règne végétal (sachant que l’animal et le minéral peuvent y interagir également, comme l’apithérapie ou l’oligothérapie par exemple), c'est-à-dire sans énormément de transformations (mes remèdes, je les fais pour la plupart moi-même, et je ne possède pas de labo !). L’aromathérapie la suit de très prêt, juste avant l’homéopathie. 

En ce qui concerne l’aroma, il est à préciser qu’il s’agit de l’isolation de certaines molécules (comme j’en parle plus haut) de la plante, qui se retrouvent par distillation (principalement mais pas que) hautement concentrées dans ce que l’on nomme improprement « huiles » essentielles (leur texture ou aspect est souvent huileux et elles sont hydrofuges, la comparaison s’arrête là). Pour ces deux aspects que sont l’isolation et la concentration, utiliser l’aroma n’est pas à prendre par-dessus la jambe… 

D’une part, si une plante est efficace pour soigner tel mal, c’est par la présence de la foultitude de molécules qui la constituent et interagissent entre-elles, comme déjà dit précédemment. Et une partie de celles-ci ne se retrouvent pas dans les huiles essentielles. La donne changera donc de fait, et une utilisation efficace requiert une solide connaissance en la matière pour palier à ce manque. 

En outre, la forte concentration de principes actifs dans une simple goutte d’huile essentielle appelle à la prudence. Je n’ai certes pas suivi un cursus académique de plusieurs années en aromathérapie, mais je suis très loin d’être néophyte en ce domaine, ayant fait mes propres apprentissages en autodidacte, autant théoriques que pratiques. Et, à mon sens, les remèdes proposés par les aromathérapeutes me semblent parfois par trop concentrés, expériences personnelles à l'appui...

L’homéopathie, par contre, ne présente pas de danger de surdosage, mais cela je ne pourrais en discuter en détails n’ayant pas une connaissance approfondie en ce domaine. Cependant, je l’ai toujours utilisée et l’utilise encore ponctuellement, sous l’avis de praticiens avertis lorsqu'il s'agit de remèdes que je ne connais pas ou de problèmes épineux, et les résultats sont toujours aussi probants. D’ailleurs, j’ai toujours au minimum un tube de granules d’arnica dans mon sac, précieux aide en cas de traumatisme physique en tout genre ! 

Pour être efficace, un remède homéopathique davantage complexe (certains classiques comme arnica, nux vomica, borax... sont plus faciles à mettre en oeuvre) doit résulter d’une recherche méticuleuse sur base du profil du patient, et cela est loin, très loin d’être facile. Le plus fameux homéopathe que j’ai connu est décédé trop tôt… enfin, pour moi qui aurais voulu mieux le connaître, car c’était un homme d’un âge tout à fait respectable tout de même ! 

Je voudrais terminer ce billet par un hommage à ce grand médecin homéopathe (et spagyriste, et magnétiseur, et certainement plein d’autres choses que j’ignore) qui a parcouru le monde pour finalement s’installer en Belgique : Dr Lindt. Ce monsieur n’a rien fait de moins que de me sauver la vie, sans métaphore aucune… 

A l’âge de trois, je suis tombée dans un coma qui devait durer trois semaines. Immédiatement hospitalisée et opérée, il a été constaté que j’étais atteinte d’un mal incurable, plus rien à faire conclurent les chirurgiens, « 20% des patients meurent, 80% restent handicapés lourds, mentalement et physiquement ». Mais mes parents n’ont pas voulu se borner à cet avis et se sont rués chez le Dr Lindt. 

Le bon docteur leur a posé quelques questions bien ciblées et apparemment incongrues, a disparu quelques instants pour revenir avec des petits sachets de poudre homéopathique. La consigne était simple : substituer les médicaments de l’hôpital par ce mystérieux remède, revenir régulièrement décrire mon état (et là, les questions posées devinrent de plus en plus étranges, même les grimaces que je faisais avaient de l’importance !), et retourner me voir avec de nouvelles doses de poudre. 

Mes parents avaient exigés de pouvoir s’occuper chaque jour du légume que j’étais devenue pour soi-disant me donner mes cachets, et derrière le dos du corps médical de l’hôpital, suivaient les recommandations de l’homéopathe à la lettre… Et au bout d’un moment, le miracle s’accomplit : tout mal avait disparu, la seule séquelle était une perte totale de mémoire ! 

Les médecins de l’hôpital n’ont jamais compris, ils ont voulu me faire passer une batterie de tests qui m’auraient à nouveau condamnée. « Pour la science, une vie pour en sauver un millier d’autres » (enfin, peut-être) dirent-ils à mon père. Je ne sais pas ce que ce dernier leur a répondu, mais ils ont renoncés sur le champ ! Soit-dit en passant, le directeur de l’hôpital était de mèche avec l’homéopathe, sans quoi probablement rien de tout ceci n’aurait été possible. Donc, merci à vous également, vous dont j’ignore le nom, vous qui avez agi dans l’ombre et contribué à ma guérison… 

Pour conclure, aux détracteurs de l’homéopathie, et des médecines naturelles par la même occasion, qui ne prennent même pas la peine de se renseigner et d’expérimenter par eux-même, ils perdent leur temps et leur énergie avec moi : la nature m’a sauvée la vie, une première fois et de façon éclatante à l’âge de trois ans, et encore bien des fois par la suite… chaque jour qui passe, elle m’enrichit et m’inspire… alors qu'ils remballent leurs critiques creuses et leurs chimères, car le prosélytisme, quelque soit sa couleur et d’autant plus lorsqu’il ne s’appuie que sur l’ignorance, je le foule au pied !

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