mercredi 1 août 2012

La cuisine sorcière



"Nature morte au chaudron de cuivre" de Jean-Siméon Chardin, 1734

Niveau herboristerie, pour bénéficier des vertus médicinales des plantes, l’idéal est de consommer les plantes fraîches, en s’assurant qu’elles ne sont pas bourrées d’insecticides, qu’elles ont été récoltées et conservées de manière idoine. De même, elles peuvent être utilisées séchées, sachant que le processus de dessiccation (séchage) devra également être irréprochable.

Niveau Sorcellerie (et Spagyrie au sens occulte du terme), la donne change… à savoir que, même transformée (ce qui sous-entend pressée, cuite, etc.), la plante garde ses vertus. Pourquoi ? Car on s’adresse également et surtout à « l’âme » de la plante, et non pas qu’à son enveloppe charnelle.  Autrement dit, le rapport que l’on établit avec la plante est d’ordre énergétique, aspect que l’on met en action, en matière de cuisine (entre autre), en manipulant son « corps physique ». Sachant que, plus on parvient à se mettre au diapason de la nature, plus le résultat sera probant… Mais ne vous privez pas, expérimentez encore et encore (et si en plus on a l’occasion de se régaler en même temps !), car c’est en forgeant que l’on devient forgeron !

Paracelse (1493-1541), père de la Spagyrie, ou plus précisément celui qui l’a mise au devant de la scène et lui a donné un nom bien à elle (en liant spao, « extraire », et ageiro, « rassembler »), nous enseigne la Loi des Signatures : chaque plante à la forme de ce qu’elle soigne.  La forme physique ?  Pas seulement, ni même forcément ! Ce qu’il faut comprendre à travers cette Loi (qui n’est ni plus ni moins une de ces fameuses Lois dites Naturelles et Cosmiques… « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et réciproquement », vous avez certainement déjà entendu au moins une fois ce vieil adage datant de l’Antiquité…), c’est que si telle plante soigne par exemple les problèmes de digestion, c’est qu’elle agit également sur les émotions et idées à « digérer »… Bref, Paracelse aurait pu donc tout aussi bien parler de « loi des analogies » ! Mais il est vrai que cela aurait perdu en poésie, d’autant plus que d’aucuns disent que « Signatures » seraient une compression de « Signes de la Nature »… et j’ai bien envie de les croire…

Ainsi, la cuisine sorcière est l’art d’accommoder tout ce qui se mange et se boit en rétablissant le lien avec la Nature et tout son potentiel d’action.  C’est une manière de s’unir à elle et de bénéficier de son enseignement tout en lui rendant sincèrement et profondément hommage.  Et comme elle rend toujours au centuple…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire