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lundi 15 décembre 2014

Le corps, ce précieux véhicule...




Certains prétendent mordicus que la vie sur terre est le fruit du hasard, que leur existence ici-bas n’a pas de sens, qu’il n’y a rien ni avant ni après, que mourir signifie se dissoudre dans le néant, et que donc rien ne sert de se démener comme un beau diable pour évoluer et s’améliorer, autant rester la proie de ses caprices… laissez-les à leur médiocrité...

D’autres ont décidé de se prendre en main et d’avancer constructivement dans leur vie, d’une manière ou d’une autre, et ce même s’ils ne comprennent pas tout ni n’ont d’idée précise sur le pourquoi ou le comment, ils tracent et poursuivent leur chemin malgré tout… voilà qui mérite d’être développé !

Affirmer que les « choses » n’ont pas de raison d’être parce que l’on ne comprend pas ou ne discerne pas leurs tenants et aboutissants n’est-il pas quelque peu présomptueux ? D’autre part, croire n’importe quoi et n’importe comment ne peut qu’alimenter crédulité et fausse impression de sécurité, au détriment de toute lucidité et autonomie… Plutôt que d’assener des vérités, de se faire un devoir de tout nier en bloc ou à contrario de suivre aveuglément le premier prêcheur venu, ne serait-il pas plus judicieux de s’adonner à l’observation de soi comme de son environnement, et en tirer enseignement ? Cela est pourtant bien plus enrichissant et propre à obtenir, à défaut de réponses, quelques éclaircissements sur l’existence et le déroulement des évènements.

Il y a, dans le domaine de la spiritualité, de l’occultisme et de certaines religions, une tendance que je déplore : celle de délaisser son corps (physique), voire de le dénigrer, car après tout, seul l’âme et/ou l’esprit mérite notre attettion. Cette enveloppe de chair n’est, après-tout, que le véhicule nous permettant d’expérimenter la vie sur terre (!), et une fois le dernier souffle rendu, il retombera en poussière. Certes… mais entre temps, comment diable pourrions-nous justement expérimenter cette vie sans lui ? La terre est un monde de matière, et y évoluer présuppose un véhicule adapté et de la même nature, c'est-à-dire fait de matière !

Tout spiritualiste et occultiste sincère et appliqué, ainsi que toute personne ayant entreprit une profonde et sérieuse recherche d’évolution, en viendra à un moment ou à un autre à s’intéresser à ce qui se passe en lui, et par extension à ce qui l’environne : sa nature et LA Nature. Et je n’ai encore connu personne qui, à force d’observation et d'introspection active, ne s’est pas mis à l’aimer (l'une comme l'autre), de quelque manière que ce soit… Mais creusons toujours plus loin…

Sans parler de la Nature au niveau occulte (lois universelles et cosmiques, énergies, etc.), restons-en simplement à sa réalité matérielle : ses animaux, ses arbres, ses fleurs, ses roches… ce chat que l’on caresse, cette pomme que l’on croque avec délice, cette fleur dont on hume avec ravissement le parfum, l’éclat de cette pierre devant lequel on s’extasie… cette nature que l’on veut découvrir, protéger, préserver… Loin d’être abstraite, elle est faite de matière, tout comme l’homme. En d’autres termes, l’homme fait partie intégrante de la nature, il est fait du même « bois » ! Ce qui signifie ? Rejeter cette matière qui nous constitue, notre corps, est un parfait non sens, un rejet patent de la Nature que l’on prétend aimer et dont on voudrait soi-disant prendre soin !

Celui qui veut comprendre la Nature (matérielle et au-delà) doit partir à la conquête de lui–même, qui veut se rapprocher d’elle doit s’apprivoiser et apprendre à se connaître, car elle est le miroir de ce que l’on est et du comment l’on fonctionne… Comme le dit l’axiome, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, ce à quoi je me plais de rajouter que ce qui est à l’extérieur est comme ce qui est à l’intérieur : l'infiniment petit qu'observe le biologiste grâce à son microscope est à bien des égards semblable à l'infiniment grand que contemple l'astrophysicien par le biais de son télescope...

Prendre soin de son corps physique, non pas de manière superficielle ou narcissique, mais bel et bien avec conscience et lucidité, en l’englobant dans un entretien de l’être tout entier (santé spirituelle, mentale, émotionnelle, pulsionnelle et charnelle), c’est cela aussi aimer la Nature, et évoluer…