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samedi 13 septembre 2014

De la sexualité




Petit rappel avant d'aller plus loin (oui, je vais vous casser les oreilles avec ça encore et encore, jusqu'à ce que tout le monde imprime, donc va y en avoir pour un moment...) :

Je parle ici UNIQUEMENT de prostitution VOLONTAIRE, c’est-à-dire celle exercée par une femme (ou un homme) en pleine capacité de ses moyens et qui a décidé de son propre chef de pratiquer cette activité. Je mettrai au fur et à mesure de plus en plus l’accent sur la prostitution sacrée, qui est à mon sens la manière la plus équilibrante et épanouissante (pour la praticienne comme celui qui bénéficie de ses services) d’exercer. Ceci-dit, ce qui va suivre n’est pas une invitation « à faire », mais une mise en lumière de ce dont il s’agit.


Le sexe est particulièrement tabou depuis l'avènement du christianisme. Attention, je ne parle pas ici de la religion (du latin « religare », relier), mais de l'institution dogmatique et politique créée par le Clergé, qui n'a plus grand chose à voir avec l'enseignement du Christ. Ah, si ses disciples avaient seulement pu le retranscrire avec exactitude, au lieu de préférer en donner leur interprétation par trop étriquée!

Pourquoi le Clergé* s'évertue t'il tant à diaboliser la grande majorité des pratiques sexuelles, et plus spécialement tout ce qui n'est pas pur acte de procréation? Car permettre le plaisir, et en l'occurrence celui de la chair, est d'une part source de distraction (ok, mais interdire purement et simplement n'est pas vraiment le meilleur moyen de motiver les troupes, ni de les tenir...), d'autre part serait nous donner trop de liberté. Et comme la liberté n'est pas vraiment compatible avec les tendances despotiques...

La sexualité est pourtant indispensable à la vie. Qu'une proportion impressionnante de gens soit mal à l'aise vis à vis du sexe, en raison d'une expérience malheureuse ou d'une libido déséquilibrée, ne justifie absolument pas la guerre déclarée à son encontre.

Alors, si en plus, on mêle l'argent au sexe, le cocktail devient explosif ! Que certaines personnes puissent gérer convenablement ces deux aspects délicats pour beaucoup, et parviennent à les faire cohabiter de manière équilibrée, cela n'entre pas en ligne de compte. Ainsi en a décidé la majorité. Ok, ok...

La prostitution est l'un des plus vieux métier du monde, et sera très probablement également l'un des derniers. Pourquoi ? Tout bonnement, comme cité plus haut, parce que la sexualité est inhérente à la vie.

Mais, me direz-vous, pourquoi est-ce que l’acte sexuel ne pourrait-il pas simplement être partagé entre personnes qui s’aiment ? Pourquoi en faire une activité professionnelle, et donc rémunérée ? Les raisons me semblent plutôt évidentes :

La solitude

Dans notre monde actuel, tout le monde n’a pas ou n’est pas en mesure de trouver son « âme sœur », pour des raisons diverses et variées. Sachant cela, comment ces solitaires par la force des choses pourraient-ils s’adonner au fameux « acte sexuel partagé entre personnes qui s’aiment », suffisamment souvent pour trouver un équilibre ?

Ne me dites pas que « oui mais on peut être équilibré sans sexe », car à part pour quelques ascètes ayant trouvé REELEMENT une autre source de contentement et exécutoire à même de combler tous les aspects de leur être, la plupart d’entre nous vit dans une frustration parfois intense. 


(La question de l'amour dans un relation avec une prostituée, je l'aborderai ultérieurement, sachant que d'une part, on ne parle pas ici de sentiment amoureux mais d'amour - non, ce n'est pas la même chose - et que d'autre part, cela concerne davantage le rapport avec une prostituée sacrée.)

Ce qui nous mène au point suivant…


La constitution du psychisme

Depuis les débuts de l’humanité, les hommes et les femmes ont cette différence de constitution particulière, un précieux outil d’évolution (donc ni un jugement de valeur ni une malédiction) qui, s’il est laissé en friche, fera des ravages :



  • La femme est gouvernée par l’émotionnel : quoi qu’il arrive, que cela soit dans une situation ou une relation quelconque, elle réagit et sur-réagit le plus souvent par ses émotions. C’est ainsi, qu’en matière de martialité (combat comme défense), elle ne sera généralement pas aussi spontanée et efficace qu’un homme (les exceptions existent, bien entendu) si elle n’a pas préalablement sérieusement travaillé sur la maîtrise de ses émotions.

  • L’homme est gouverné par le pulsionnel : quoi qu’il arrive, que cela soit dans une situation ou une relation quelconque, il réagit et sur-réagit le plus souvent par ses pulsions. C’est ainsi, qu’en matière de relation affective, il ne sera généralement pas aussi à l’aise qu’une femme (les exceptions existent, encore et toujours) s’il n’a pas sérieusement travaillé sur la maîtrise de ses pulsions.

En tant que professionnelle du psychisme, je suis bien placée pour savoir qu’entamer un travail de maîtrise est long et fastidieux, difficile et inconfortable. Ainsi, je ne jugerai personne ne se sentant pas capable ou prêt à fournir un tel effort, pour autant que l’on apprenne à se connaître et se gérer au mieux. En ce qui concerne le pulsionnel masculin, la prostituée, sacrée ou non, est à même d’aider les intéressés à libérer une pression par trop débilitante (au sens littéral du terme, c’est-à-dire qui affaiblit physiquement et psychiquement). 

Evidemment, hommes comme femmes se doivent de travailler sur les trois plans : mental, émotionnel et pulsionnel. L’équilibre plein et entier de l’être en dépend. Simplement, les penchants naturels d’un sexe et de l’autre n’étant pas identiques, il est indispensable d’adapter le travail personnel en conséquence.

Et d’ailleurs, en parlant de penchants…

Les penchants

Je ne titre par « les déviances » étant donné que ce terme est perçu péjorativement, même s'il est cependant plus adéquat. Le fait de dévier n’est ni bien ni mal, il exprime simplement le fait de ne pas rester dans la norme, sur une ligne toute tracée. De quelle ligne parle-t-on, au vu du sujet abordé ici ? La ligne de conduite édictée par la société dans laquelle nous vivons, gouvernée par les politiques de tout acabit, le Clergé en tête de ligne (sans mauvais jeux de mots). En résumé une moralité brinquebalante, une normalité sans âme.

Nous sommes encore énormément assujettis, que cela soit consciemment ou non, au jugement clérical ayant édicté, il y a des centaines d’années, que la sexualité hors coït à visée de reproduction est condamnable. Ainsi, s’adonner à la fellation ou la sodomie, pour ne parler que de ces pratiques, est – doux seigneur – d’une perversité sans nom !

J’aborde ici succinctement le sujet des déviances positives, c’est-à-dire celles qui contribuent à nourrir un plaisir et un épanouissement partagé dans une relation, et des déviances négatives, c’est-à-dire celles qui nuisent au bien-être et à l'équilibre de l'un ou/comme de l’autre :



  • Les déviances positives regroupent absolument toutes les pratiques sexuelles, même les plus hardcore, que des partenaires consentants partagent pour leur plaisir réciproque. Dans ce domaine, personne ne peut s’octroyer le droit de juger l’autre sous prétexte qu’il est différent de soi, que cela soit dans ses goûts comme dans ses choix !

  • Les déviances négatives sont ces actes intolérables portant atteintes à la liberté de l’autre. Inutile d’entrer dans les détails…

Dans un cas comme dans l’autre, la prostituée (encore une fois, sacrée ou non) est tout à fait habilitée à apporter de l’eau au moulin et faire en sorte que tout ceci puisse se gérer avec le moins d’anicroches possibles ! En d’autres termes :



  • Toutes les femmes ne veulent pas forcément s’adonner à toutes les déviances positives des hommes (et le contraire est aussi vrai), par goût (ce qui est légitime) ou par tabou (plus discutable). Certains parviennent sans souci à se focaliser et se contenter de ce que leur partenaire (régulière ou d’un soir) accepte, d’autres pas. Parmi ces derniers, un plus grand nombre qu'on ne se l'imagine trouvent une solution auprès des prostituées. 

  • Il y a des hommes qui parviennent à canaliser certaines déviances négatives auprès des prostituées (majeures et volontaires !), dans la mesure où il y a évidemment consentement et que ceux-ci ne sont pas de graves désaxés (ceux-là devraient purement et simplement être enfermés et sérieusement pris en charge !). 


Les politiciens, tenants du Clergé, sexologues, psychologues et tutti quanti pourront s’époumoner tant qu’ils le veulent, les prostituées VOLONTAIRES participent bel et bien au bien-être relationnel de beaucoup de couples et à la régulation de la criminalité sexuelle, d’autant plus s’il s’agit de prostitution sacrée. Ces « inquisiteurs » n’ont aucun crédit, sauf auprès des pleutres et frustrés, pour cette toute simple raison : on ne peut PAS prétendre détenir un savoir (au sens noble du terme) si l’on n’a pas fait l’expérience PRATIQUE du domaine concerné !

Oui, je sais, je me répète... c'est que cela est très certainement nécessaire ! A bon entendeur...



* Le Clergé n'est évidemment pas le seul responsable de ce tabou, entre autres choses, disons plutôt que ce dernier est la manifestation des nombreuses et diverses peurs de l'humain, et que l'institution en question en a été et est encore le véhicule et messager.